Jeudi 17 mai 2012

N° 240


À Cannes, à peine la bataille pour la présidentielle n’est-elle achevée que celle pour la législative vient de repartir de plus belle. S’il n’y a que très peu de chances que la circonscription échappe à la Droite républicaine, il y a par contre un risque sérieux pour que le siège de Député échappe au Député sortant.

En effet, l’appel que patron de l’UMP de la huitième circonscription, élu il y a quelques mois par les deux-tiers des adhérents, a lancé au Prince en l’enjoignant d’opter pour un ticket intercommunal mixte lancé il y a près d’un an est resté lettre morte à quarante-huit heures de la clôture des inscriptions.

En toute logique, le patron de l’UMP vient donc d’appeler le Chef de l’Opposition cannoise à présenter sa candidature aux législatives. Ce dernier appel semble avoir mis le Prince de mauvaise humeur. Mais, en y regardant de plus près, on se demande bien pour quelle raison, puisque le Prince est resté sourd au précédent.

Enfin, d’ici demain soir, à dix-huit heures, l’insoutenable suspense aura pris définitivement fin…

En attendant, Princes comme Manants, nous vous souhaitons une bonne lecture à toutes et à tous !

Michel Émeriau
Rédacteur en chef du Cannois Déchaîné
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François Hollande déjà dans l’impasse

Alors même qu’il n’était pas encore en fonction, le Président Hollande vient de se voir signifiée sa feuille de route par la Commission Européenne, par la voix du commissaire de Bruxelles en charge des Affaires Économiques, Olli Rehn.

Au passage, ce dernier a enfin avoué que la Zone Euro était entrée en récession avec un recul prévisible de l’activité économique de -0,5% pour la Zone Euro et de 0% pour l’ensemble de l’Union Européenne en 2012.

La prévision de croissance serait d’à peine 1% pour 2013, dont 1,4 % pour la France.

Du coup, la Commission annonce que le déficit budgétaire français serait de plus de 4% en 2013. Le taux de chômage dans la Zone Euro ne descendra pas en dessous des 10%.

On ne chipotera par sur les chiffres fournis par ce gouvernement économique illégitime, mais sur les conséquences qu’il en tire, à savoir… continuer dans la même voie.

« Des finances publiques saines constituent une condition indispensable pour une croissance durable, et nous devons profiter du nouveau cadre renforcé de gouvernance économique pour stimuler l’ajustement en accélérant les politiques de nature à promouvoir la stabilité et la croissance » a déclaré ce ministre économique européen de l’ombre que personne n’a élu.

Ceux qui savent lire ce charabia savent qu’il faut traduire par : « poursuite du tour de vis budgétaire à tous les niveaux et dans tous les pays ».

La Commission de Bruxelles est donc en phase totale avec la Chancelière allemande qui vient aujourd’hui même de réaffirmer son opposition « à la croissance à crédit », c’est à dire à toute politique de relance économique par la Banque Centrale Européenne.

Les uns et les autres sont donc en opposition de fond avec la ligne de François Hollande qui voudrait renégocier le dernier traité de stabilité budgétaire signé en Février par Nicolas Sarkozy, en y ajoutant un volet « croissance ».

On a voulu faire croire que la position prise le 25 avril 2012 par Mario Draghi, Président de la Banque Centrale Européenne, penchait du côté du point de vue de François Hollande : il n’en est rien.

Comme la Commission, comme la Chancelière allemande, le Président de la BCE ne veut pas d’une relance économique par les fonds publics, il veut la poursuite des « réformes structurelles », c’est à dire la poursuite du démantèlent du droit du travail, plus de flexibilité aux dépends des salariés.

La position de la Commission de Bruxelles et de l’Allemagne est de leur point de vue parfaitement logique. Dès lors que l’on accepte le principe du libre-échange mondial, dont l’importance vient d’être précisément réaffirmée par Berlin, la seule façon d’obtenir de la croissance est d’être plus compétitif face au reste du monde, en pratiquant des salaires à la baisse.

Si l’on refuse toute politique d’intervention de l’État pour relancer l’économie, et donc augmenter les recettes, le seul moyen de réduire le déficit budgétaire est de réduire les dépenses.

Dans cette optique, une relance économique par les fonds publics ne fait que de verser de l’eau dans un puits sans fond… comme le montre à sa manière l’exemple tragique de la Grèce.

Et c’est pourquoi la fin de l’Euro est programmée : c’est maintenant l’Espagne qui va avoir besoin d’aide pour financer une économie exsangue et pour des sommes dix fois supérieures à celle injectées en pure perte en Grèce.

La position orthodoxe ultralibérale est conforme aux intérêts de l’économie allemande, mais pour combien de temps, et surtout conforme aux intérêts des grands groupes qui délocalisent hors d’Europe et à ceux de la finance spéculative.

Il est logique de penser que ses défenseurs cesseront bientôt aussi de vouloir remplir le tonneau des Danaïdes des économies du sud de l’Europe ravagée par le libre-échange intégral.

La position de François Hollande est belle et bien doublement inconséquente, sur la croissance et sur l’Euro.

Il veut une initiative de croissance, mais sans toucher au libre-échange qui gouverne l’Europe depuis trente ans. Or il est parfaitement impossible pour les économies européennes d’espérer retrouver une compétitivité avec les pays émergents sans continuer à tirer les salaires vers le bas, c’est à dire poursuivre le désastre social.

Il veut une relance de la croissance, mais sans toucher au principe de l’équilibre budgétaire, et sans toucher à l’Euro, alors même qu’il faudrait pour le sauver s’apprêter à injecter des sommes vertigineuses en Espagne : on parle d’un milliard d’Euros !

François Hollande ne peut donc pas appliquer la politique de l’entre-deux-chaises qui est la sienne. Les français l’ont élu par rejet du double langage cynique de Nicolas Sarkozy. Mais ils vont rapidement constater, comme ils le pressentaient déjà, qu’il est incapable de résoudre la crise profonde dans laquelle nous sommes enfermés.

Les idéologues socialistes ont une réponse : encore plus d’unité européenne, de fédéralisme, un seul gouvernement économique pour l’Europe ! Malheureusement, une telle solution suppose le problème résolu : qu’on soit d’accord sur la politique à mener. Et une telle fuite en avant achèverait de transformer l’Union Européenne en monstrueuse machine gouvernant par-dessus les peuples.

Quant à l’UMP, ne comptez pas sur elle : Valérie Pécresse vient de déclarer que le Président élu ferait bien ….d’écouter la Commission de Bruxelles.

La seule solution stratégique est celle qu’à préconisé Nicolas Dupont-Aignan : rétablir un protectionnisme intelligent et ciblé aux frontières et retrouver une monnaie capable de financer les États sans engraisser les banques, et capable d’injecter dans l’économie la relance nécessaire.

Ces deux aspects sont liés et cohérents. Ils sont la seule voie d’avenir.

C’est pourquoi Debout la République continue avec conviction et opiniâtreté au travers des élections législatives le combat mené par Nicolas Dupont-Aignan lors de la présidentielle.

François Morvan
Vice-président de Debout la République





Honorine et la suppléante

- Alors Honorine, t’as des infos sur les législatives à Cannes ?
- Salut, Frederi, non… pas grand-chose, les secrets sont bien gardés !
- On sait quand même que le Prince se présente !
- Voui… mais on sait toujours pas qui est son suppléant !
- Y reste combien de jours ?
- Deux, c’est peu !
- Et l’Opposant qui s’oppose ?
- Ben il attendait de savoir qui est le suppléant du Prince pour se décider, mais là, ça commence à faire long !
- T’as une idée Honorine ?
- Vouai… mais elle est un peu tordue mon idée !
- Bof… dis toujours, ça peut faire parler !
- La mienne, si elle était appliquée, ça ferai plus que parler… ça ferait jaser, et pour longtemps !
- Explique !
- Ben voilà… en partant du principe, que le Prince y veuille prendre un suppléant autre qu’Iznogoud pour que l’Opposant qui s’oppose ne se présente pas aux législatives, je conseillerais au Prince, pour rire, de prendre la nouvelle élue Madame Sans-Figure comme suppléante !
- Quelle idée… et pourquoi ?
- Parce que s’il est élu député… elle serait à la fois la suppléante du Prince à l’Assemblée Nationale, et la suppléante de l’Opposant qui s’oppose au Conseil Général !
- Qu’est-ce que tu racontes Honorine !
- Ben, tu le savais pas ? Madame la Sans-Figure n’a pas démissionné de son poste de suppléante au Conseil Général… et elle retient toujours en otage le fauteuil appartenant à la liste de l’Opposant qui s’oppose ! Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle a pas honte !
- Ho, la la… c’est pas possible !
- À Cannes, tout est possible !
- Mais qué pagaille !
- Sache, mon bon Frederi, qu’y a qu’ici qu’on voit ce genre de choses ! À mon avis, le caractère du Prince y est pour beaucoup !
- Honorine, tu es partisane !
- Moi ? Qu’est ce qui te fait dire ça ?
- Chaque fois tu nous balances le caractère du Prince dans les gencives !
- Pourquoi… il a pas de caractère ?
- C’est bon Honorine… on va suivre la campagne de près… on a pas fini d’en parler !
- J’espère bien. Parce qu’à Cannes… elle va pas être triste cette campagne, si l’Opposant qui s’oppose y se présente !
- Résultat vendredi ! À ben lèu Honorine.
- Adessias Frederi !




Festival
Notre Principauté est devenue depuis hier au soir, la capitale mondiale du Septième Art. Ainsi la Grande Migration annuelle s’opère. Pendant que le Tout Cinéma de la planète converge vers la Baie de Cannes, les Cannois, pour leur majeure partie, fuient le centre-ville lorsqu’ils ne fuient pas tout simplement notre Principauté…




Dépose-minute
Il y a bien longtemps que les Princes qui gouvernent Cannes savent que l’automobiliste est une vache-à-lait taillable à merci. Le tout nouveau dépose-minute qui vient d’être mis en service dépasse en matière de racket automobilistique un outil bien plus perfectionné que celui de l’aéroport Nice-Côte-d’Azur. Ainsi, pour s’arrêter et déposer un passager, à moins de ne pas souhaiter l’accompagner sur le quai de la gare, ce qui peut, reconnaissons-le un excellent prétexte, vous n’avez désormais que vingt toutes petites minutes. Vingt toutes petites minutes amputées du délai de « drive-through » que connaissent bien les afficionados des courses de Formule 1. Au-delà, vous devrez vous acquitter de la dîme. Il est impossible d’échapper au piège-à-automobiliste qui est clos par des barrières automatiques. À l’entrée, et à la sortie. Il faut donc éviter d’avoir à déposer une personne qui a vraiment besoin d’aide telle une vieille maman, des enfants trop jeunes pour monter dans le train tous seuls, ou encore des personnes handicapées. Une vraie mine d’or pour la société chargée de gérer cet espace qui, il y a peu, était encore un espace public. Sous le Prince, la privatisation de la Principauté continue à bon rythme pour le plus grand bénéfice d’intérêts privés…




Diffamation
Le délit de diffamation, comme celui d’injures publiques, dispose d’un délai de prescription bien court. C’est ainsi que la procédure qu’Iznogoud a intenté contre le Président du Syndicat des Restaurateurs de Cannes vient de faire un flop. Le premier reprochait au second d’avoir laissé passer sur le site internet les propos « un peu chaud » d’internautes cannois peu satisfait de la gouvernance du Maître du Palais. Certains ont quelquefois demandé à la rédaction du Cannois Déchaîné la raison pour laquelle elle ne publiait que si peu de commentaires de lecteurs qui sont pourtant nombreux. La raison est que Le Cannois Déchaîné connait la différence entre la critique républicaine de l’action publique de certains élus et le délit de diffamation ou celui d’injures publiques…




Indigence
En 2007, à la veille de l’élection municipale, le Prince nous annonçait à grand renfort de communication l’arrivée du Wifi dans l’espace public cannois. Hélas, depuis, le Wifi gratuit se limite aux abords immédiats de l’Hôtel de Ville. Point barre ! Il y a bien du Wifi dans le périmètre du Palais, mais il en coûte quinze euros aux malheureux pigeons qui n’ont pas pris leurs précautions. Qu’en 2012, une ville internationale comme Cannes en soit à ce niveau d’indigence numérique peut laisser pantois plus d’un de ces visiteurs professionnels dont Iznogoud et son père spirituel prétendent assouvir le moindre désir en oubliant l’un de ses besoins les plus fondamentaux : celui de communiquer. Moralité, ne jamais croire les promesses ou les effets d’annonce du Prince, surtout à la veille d’une échéance électorale…




Gauche
La gauche cannoise se revendiquant de la majorité présidentielle doit être bien dépourvue. En effet, n’est-elle pas allé chercher Dieu sait où une candidate inconnue pour porter ses couleurs ? Parions que cette brave dame aura bien du mal à retrouver le score, pourtant pas royal à Cannes, du nouveau chef de l’exécutif français…




Kiosques
Le Prince vient de trouver une astuce pour contourner la Loi Littoral en ce qui concerne l’implantation des kiosques sur le boulevard Gazagnaire et sur le boulevard du Midi. L’astuce consiste tout simplement à « sortir » les kiosques du domaine public maritime en les ramenant sur le trottoir et en faisant passer les piétons à la place des kiosques lorsque le trottoir n’est pas assez large. Il serait surprenant que l’État, qui vient de changer de rivage politique, ne vienne rappeler à l’ordre le Prince pour ce « contournement » de sa loi littoral. Affaire à suivre…




Rapide
L’Adjoint en charge du dossier d’aménagement de la gare tient à tordre le cou à une légende urbaine, la couverture de la voie ferrée n’est pas, et n’a jamais été, une voie rapide ! Elle est limitée à cinquante kilomètres/heure. En fait, l’Adjoint ne fait qu’enfoncer une porte grande ouverte. Il suffit d’emprunter cet axe vers dix-huit heures pour se convaincre qu’il ne s’agit pas d’une voie rapide !




Aloïs
La Ville vient de donner le nom de l’actrice « Annie Girardot » au premier jardin public « Alzheimer ». C’est un peu dommage de coller pour l’éternité le nom de cette actrice aimée des Français à la maladie qui l’a détruite comme elle a détruit son art. Comme il est surprenant, par voie de réciprocité, de plonger dans l’oubli le nom de ce chercheur qui a contribué à identifier cette terrible maladie…




Gustavo
Les bobos qui nous gouvernent s’extasient devant la « chose » qui orne désormais le Boulodrome des Allées. Pour le Prince, « Gustavo incarne un message de convivialité et d’ouverture ». Les boulistes, pour leur part, sont morts de rire ! Les plus sympas estiment que c’est « pas beau », les plus rigolos trouvent que cela pourrait bien remplacer le « cul de Fanny », quant aux plus prévoyants ils sont convaincus que « les chiens vont pisser dessus ». Vox Populi, Vox Dei…




La Comédia

Vendredi 18 mai à 21 heures
Spectacle Atelier Chant de la Comédia

Samedi 19 mai à 21 heures
Babeth et Jean-Pierre, Alain Demaret et Robert Faraut. « L’amour à fleur de cœur ». Connaissant Babeth vous pourriez vous dire qu’ « Elle va, comme elle sait si bien le faire, nous chanter l’Amour et la grande Édith ». Oh, vous avez peu de chance de vous tromper sur le sujet mais ce soir, en compagnie de ses Amis Alain Demaret, Robert Faraut et de son complice Jean-Pierre Haase, elle pourrait bien vous surprendre par quelques inédits hors de son répertoire habituel.
Entrée : 19€ ( avec une consommation )
Assiette grignotage : 14€ ( sur commande à la réservation )

Atelier Chant
Pour adultes et adolescents, tous les mardis à partir de 17 heures 30.

Atelier Théâtre
Pour adultes et adolescents, tous les mercredis à partir de 17 heures 30.

Réservations
Téléphone : 04 92 18 04 18.
Site Internet : www.lacomediatheatre.fr.
Courriel : la-comedia@sfr.fr